30/05/2021 — 18:11

Que fais-tu aujourd’hui ?

Je suis un diplomate de carrière et j’occupe le poste de Consul général de Grèce à Boston. J’ai travaillé dans les ambassades grecques à Ankara et à Moscou et comme porte-parole de presse du ministère des affaires étrangères.

Où as-tu étudié après le LfhED ?

J’ai suivi un parcours d’études européennes et de sciences politiques à l’Université Panteion d’Athènes. En tant qu’étudiant Erasmus, j’ai également étudié les sciences politiques pendant un an à Paris, à Sciences-Po, et cette année en France a été cruciale pour ma vie universitaire et professionnelle. Je suis retourné à Sciences-Po pour faire un master en relations internationales. De 2018 à 2020, j’ai été boursier au Weatherhead Center de Harvard, et je poursuis actuellement un master à la Fletcher School of Diplomacy de l’Université Tufts.

Un souvenir fort du LfhED ?

Le grand événement organisé en l’honneur d’Odysseas Elytis à l’occasion de sa mort. La qualité du travail des étudiants et la passion inspirante des enseignants. Un événement honorable d’un niveau exceptionnel.

Quel conseil pour un-e jeune bachelier-ère ?

Garder le contact avec leurs camarades et l’environnement scolaire. Ils créent toujours une intimité et un réseau qui, à long terme, peuvent être mutuellement bénéfiques. C’est quelque chose qui ne va pas de soi et qui n’est pas cultivé en Grèce, surtout dans les conditions des examens panhelléniques et des contrôles continus. Cependant, gardez le contact, et souvent vous rencontrerez à nouveau des diplômés dans les mêmes salles, pays, circonstances de travail.

Apprendre des langues étrangères mais garder un contact privilégié avec le français. Ce sera toujours un atout que vous, et non les autres, aurez et qui vous ouvrira des portes. Avant l’examen de français au ministère des Affaires Étrangères, nous étions 88 candidats. Après l’examen de français, nous n’étions plus que 40 et pour moi, la connaissance du français a joué un rôle crucial dans le début de ma carrière.